Darwin: sommes nous assez intelligents pour comprendre les « bêtes » !?

We all say we love animals and we all are against animal cruelty… but we pay people to mutilate, torture and slaughter animals and it’s not for any necessity, it’s not because we need to for our health. It’s just because we like the way they taste.  James Aspey

Parmi les grands hommes qui ont bouleversés leur époque, il y a Leonard de Vinci, Einstein et … Charles Darwin, un observateur hors du commun qui a  profondément  révolutionné notre maniere de concevoir le monde et notre relation au vivant (à travers L’Origine des espèces, publié en 1859).

Ainsi, meme si il est difficile de l’admettre pour certains, l’être humain est un animal (singe) comme les autres …ce n’est pas mon humble avis mais ce que la Science  nous démontre ! Bon nombre de capacités encore récemment considérées comme propres à l’être humain ont été découvertes chez les animaux. Même le langage et l’empathie: http://www.confortablement-ignorant.fr/2017/12/08/alors-cest-quoi-finalement-le-propre-de-lhomme/

La Science de l’évolution des êtres vivants à laquelle Charles Darwin a donné une base scientifique est aujourd’hui reconnue comme le cadre fondamental pour comprendre le monde vivant. Depuis 150 ans, tous les progrès de la science dans le domaine des sciences de la vie et de la Terre, sont venus enrichir, compléter et donc confirmer cette théorie de l’évolution. Dans sa forme modernisée, la théorie de l’évolution intègre l’ensemble des données de:

  • la géologie et des mouvements du globe,
  • les découvertes de nombreux fossiles,
  • le développement de la biologie cellulaire et des mécanismes de l’hérédité,
  • l’étude du développement embryonnaire,
  • de l’anatomie comparée… et de bien d’autres données qui n’existaient pas encore à l’époque de Darwin.

C’est une théorie qui rend compte de l’état présent du monde vivant, qui explique sa très grande diversité et sa profonde unité en les enracinant dans l’histoire même de la vie.

Bien sûr, bien des points dans cette extraordinaire histoire de l’apparition, du développement, de l’évolution des êtres vivants sur notre Terre depuis 4,6 milliards d’années restent à éclaircir. Les scientifiques travaillent encore à étudier les étapes qui ont conduit à l’émergence de la vie à partir du monde minéral. De grandes étapes de l’évolution des animaux, ses mécanismes, restent à préciser ou à élucider comme celle de ces mammifères qui ont donné la lignée des primates, des singes, et parmi eux les différentes espèces humaines jusqu’à notre espèce actuelle.
 
Ce n’est finalement que tout récemment que l’on prend vraiment conscience des implications écologiques de cette longue histoire des êtres vivants qui nous obligent à penser la Terre en incluant tous les être vivants, humains compris, en relation étroite avec leur environnement, comme un tout reposant sur des équilibres dynamiques en perpétuelle évolution.
 
Il y a donc encore bien de nouvelles découvertes à faire, mais elles se feront dans le cadre même du développement de la théorie de l’évolution car comme le résumait en une formule un biologiste américain : « Rien en biologie n’a de sens, si ce n’est à la lumière de l’évolution » .
Darwin était donc un vrai révolutionnaire et pas simplement un savant inspiré ….mais aussi un homme tourmenté, déchiré (à l’époque) entre la véracité de ses découvertes et les conséquences potentielles de celles-ci….sur ses « croyances ».
 

Une théorie scientifique, toujours remise en cause par les créationnistes et  églises…
 
Malgré cette reconnaissance du monde scientifique, Darwin et sa théorie sont encore l’objet de nombreuses attaques ouvertes ou plus masquées. Depuis plusieurs années on assiste à une offensive régulière des créationnistes et autres courants intégristes de toutes les religions qui voudraient ramener toute connaissance à la seule lecture fidèle du Coran, de la Bible, ou de la Torah. Aux États-Unis les fondamentalistes veulent que le récit de la création soit enseigné comme une théorie scientifique.

 De son côté ce n’est qu’en 1996 que l’Église catholique « officielle », par l’intermédiaire de Jean-Paul II, a déclaré que l’évolution ne devait plus être considérée comme « une simple hypothèse », tout en mettant en garde contre « les théories de l’évolution qui, en fonction des philosophies qui les inspirent, considèrent l’esprit comme émergeant des forces de la matière vivante ». Tout récemment en mars 2009, elle a organisé à Rome un colloque: « L’évolution biologique : faits et théorie. Une évaluation critique, 150 ans l’origine des espèces  », à l’occasion duquel un certain Mgr Gianfranco Ravasi a déclaré : « Il n’existe aucune incompatibilité entre la théorie de l’évolution et le message de la Bible ou la théologie ». Ses compétences scientifiques doivent être du même ordre que celle de l’évêque d’Orléans qui, emboîtant le pas au Pape, déclarait que le virus du SIDA peut traverser un préservatif !
 
Même si elle ne peut pas s’empêcher de faire étalage de son caractère profondément réactionnaire, l’Église est bien obligée de s’adapter au progrès de la connaissance scientifique du monde. Depuis longtemps déjà, elle a dû régulièrement mettre de l’eau dans son vin de messe. Ainsi elle a déjà du finir par reconnaître que, aux XVIème et XVIIème siècles, Copernic puis Galilée (officiellement réhabilité en… 1992 !) avaient bien eu raison de dire que la Terre tourne autour du Soleil alors que l’Église imposait le dogme, fidèle à la Bible, que la Terre est le centre de l’Univers.
 
Depuis 150 ans, elle a aussi dû reconnaître, même si c’est du bout des lèvres, qu’il y a bien une évolution des êtres vivants, mais cela a toujours été en cherchant à réintroduire Dieu comme chef d’orchestre. De leur côté, une partie des fondamentalistes créationnistes, dans leur offensive contre Darwin, ont fini par admettre eux aussi l’évolution mais… en tant qu’œuvre de Dieu. L’évolution serait pour eux orientée, guidée par une main invisible dont le seul but aurait été d’arriver à l’Homme…. c’est ce qu’ils appellent le « dessein intelligent » qui n’est qu’une façon de cacher derrière un discours pseudo-scientifique le mythe d’une création divine et de refaire des hommes l’œuvre d’un Dieu auquel il faudrait se soumettre. Le dessein intelligent prétend être une théorie scientifique mais ne fait qu’utiliser un vocabulaire scientifique pour mieux faire passer le même vieux fatras biblique.
 
L’Église est pour le moins ambigüe face à cette nouvelle offensive des fondamentalistes, puisqu’en 2006 lors d’une rencontre de théologiens autour de Benoît XVI, un cardinal autrichien a déclaré que le darwinisme et le « dessein intelligent » n’étaient pas incompatibles. L’Église est d’autant plus sensible à cette « pseudo-théorie » du dessein intelligent que, si elle a bien dû reconnaître le fait même de l’évolution, elle ne peut accepter le contenu le plus révolutionnaire de la pensée de Darwin : le matérialisme.

NB: Rappelez vous simplement que le grand apport des recherches de Darwin  a ete la révélation que ce ne sont pas les espèces les plus fortes ou intelligentes qui survivent mais celles qui coopérent et s’adaptent le mieux à leur environnement….pas vraiment notre exemple n’est ce pas !?

Maintenant que vous « re » savez ces fondamentaux, ne pensez vous pas qu’il serait grand temps d’arrêter de massacrer nos frères d’évolution …non !?

et Noyeux Joel !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *