Ben ouai, des tomates en hiver…et alors ?!

« Lutter pour la nature, c’est éviter la condamnation de l’homme »  Robert Hainard

L’homme saccage sa planète et mène une guerre contre la nature, s’il la gagne il sera perdu !  Hubert Reeves

Elles sont fades, acides et loin d’être tendres… On ne peut pas dire que les tomates d’hiver soient un must-have du frigo. Mais plus que leur goût il y a d’autres raisons qui devraient nous pousser à les boycotter en cette saison. Une grande partie des tomates  proposés en France proviennent de « la mer de plastique » d’Almeria en Espagne : 40 000 hectares de serres souillent, appauvrissent les milieux et exploitent la misère humaine (venant du Maroc).

82. Retenez-bien ce chiffre, 82  !! ,  c’est le nombre de pesticides différents contenus dans une tomate conventionnelle selon le rapport annuel de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Après la fraise (84 intrants), la tomate est le fruit où les résidus chimiques sont les plus présents… On vous explique en détail les différences entre ces deux tomates qui hormis le titre, n’ont vraiment rien en commun.  

La principale raison de cette différence vient des « dures » conditions de croissance imposées aux tomates bio. Alors que les tomates conventionnelles sont cajolées à grand renfort de pesticides et d’engrais chimique avant et après récolte, les tomates bio doivent trouver leurs propres ressources pour se défendre contre les conditions extérieures.Et cette forme de stress se transforme au fil de leur croissance en nutriments dont nous bénéficions ensuite.

Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques de l’Université Fédérale de Ceara ont comparé des tomates cultivées sur des fermes biologiques et conventionnelles au Brésil. Les fermes ont été placées à 1.5 kilomètres l’un de l’autre et partagées dans des environnements naturels semblables. Les tomates cultivées sur des fermes biologiques étaient 40 % plus riches en vitamines et nutriments que celles produites conventionnellement. Leurs concentrations de vitamine C étaient en hausse de 57% et celle de phénols deux fois supérieure.
Or, les phénols, comme les flavonoïdes sont en grande partie responsables des qualités nutritionnelles des fruits et légumes. Ils aident l’organisme à combattre les attaques extérieures et à lutter contre les maladies chroniques et cardiaques. Le lycopene, un flavonoïde de la tomate, réduirait le risque du cancer de la prostate et diminuerait la croissance des tumeurs.

Les résultat de l’étude démontre très clairement que les tomates de l’agriculture biologique offrent des meilleures concentrations d’aliments solides solubles comme des sucres et d’autres composés contribuant au fruit sa qualité nutritionnelle comme la vitamine C et des composés phénoliques ainsi qu’une apport gustatif incomparable.

À condition bien-sûr, que le fruit ait été cueilli à maturité (donc au plus près de chez vous) sans qu’il n’ait connu de longs voyages ni sursis en chambre-froide comme c’est le cas pour toutes grandes enseignes de magasin peu importe le label… Préférez toujours des producteurs locaux qui connaissent mieux que quiconque le produit et qui bien souvent cueillent le plus tard possible avant d’amener sur le marché. 

Les consommateurs ont réellement beaucoup de raisons de choisir des produits non traités issus de productions locales biologiques ou raisonnées.  Acheter des produits locaux, c’est aussi soutenir nos agriculteurs, les emplois locaux mais aussi mieux contrôler les conditions sociales et environnementales des productions maraîchères sur nos territoires.

Que pouvons-nous faire ?

Ben  grand couillon, changer nos habitudes de conso, pardi:

  • pourquoi vouloir manger des tomates en hiver alors que ce n’est pas la saison ?

  • N’existe t-il pas d’autres légumes que l’on prend plaisir à manger en hiver ?

  • Pourquoi les supermarchés sont ils massivement approvisionnés en fruits et légumes qui viennent d’Espagne alors qu’ils sont bourrés des pesticides et n’ont aucune saveur ?

  • Pourquoi le consommateur ne prend il pas le temps de manger local et de saison, favorisant ainsi la considération environnementale et sociale, tout en dynamisant l’emploi ?

  • Pourquoi le consommateur s’indigne de la pollution plastique en mer mais y contribue principalement ?

 

 

One thought on “Ben ouai, des tomates en hiver…et alors ?!

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