Soutenons les derniers écologistes de notre beau pays !

 «Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui.»  Martin Luther King 

Il ne s’agit pas d’un débat dans lequel il n’y aurait que deux parties, les pour et les contre.

Seulement, au milieu du débat, il y a (seulement !) 30 millions d’animaux…dits sauvages ( dont les 2/3 soit 20 millions sont élevés pour être relachés par la suite et devenir des proies…faciles).

Trente millions d’animaux donc tués officiellement chaque année en France à la chasse… Tués d’une balle, de plusieurs balles, d’une volée de plombs. Morts sur place en se vidant de leur sang, ou agonisant au fond d’un fourré pendant des heures, des jours, l’arrière-train brisé par une balle de carabine. Les chasseurs, 1ers écolos de quel pays déja ?!

Si vous voulez toujours passer votre permis de pratiquer ce noble art, voici quelques tuyaux: https://lejournalminimal.fr/ton-permis-de-chasse-dans-une-pochette-surprise/

NB: et merci à notre Président d’avoir baissé le permis de chasse de 200 € afin de le rendre plus accessible à tous !

Merci de relire ce texte magnifique et poignant de Gérard CHAROLLOIS …

L’homme contemporain contemple la nature à travers son écran de télévision et/ ou subrepticement lors de quelques vacances de manière fugace. Il ignore en fait ce que sont la faune, la flore et les milieux naturels, ne les aimant que sous formes de beaux paysages et de spécimens pittoresques, les redoutant dès qu’il est confronté à un univers non artificialisé. Quand l’homme paraît sur un territoire, il tue, exploite, détruit systématiquement ( selon l’UICN, le rythme d’extinction des espèces animales et végétales est mille fois plus rapide qu’en temps normal : nous sommes officiellement rentrés dans la 6eme extinction massive des espèces; la 5eme étaient les dinosaures il y a 65 M d’années !).

Périodiquement, les gouvernants, rendant l’hommage du vice à la vertu, célèbrent la biodiversité, claironnant qu’ils vont adopter une charte, une loi, un décret, un traité protégeant le vivant qui « brûle, pendant que nous regardons ailleurs ».

Un principe généreux est-il affirmé, une règle sage  posée, une volonté affichée : aussitôt des dérogations vident la proclamation vertueuse de sa portée pratique. Les aménageurs du territoire perdurent à grignoter inexorablement l’espace au nom de la croissance, du développement, de l’emploi, du désenclavementun département français est perdu pour l’agriculture tous les 7 ans via la bétonisation des terres). Ne dérogeant pas à l’usage, les pouvoirs publics proposent un nouveau projet de loi relatif à la biodiversité, avec création d’une agence, d’organes consultatifs et faisant disparaître du vocabulaire règlementaire Français l’absurde notion d’animal « nuisible ». Saluons l’intention et le progrès sémantique !

Mais, pour les animaux sauvages rien ne change, du moins dans l’immédiat.

Les mêmes espèces seront seulement qualifiées autrement, n’en subissant pas moins les mêmes outrages. C’est que, pour l’arriéré, le renard a la rage, la buse mange des poules, les becs crochus préemptent le « gibier », la belette boit le sang de ses victimes, la chouette porte malheur, le blaireau transmet la tuberculose aux bovins, le loup fait baisser le cours de la viande de mouton, le bouquetin propage la brucellose, le vautour attaque les vaches et la nature ne mérite que  le fusil, le piège, les pesticides, les OGM ou la débroussailleuse.

Je qualifie donc d’arriéré intellectuel et moral celui qui par son ignorance et sa cupidité torture la vie. 

Voilà pourquoi les grandes lois  en faveur de la biodiversité demeurent de nobles pétitions de principes sans réelle portée, sans limiter le grand massacre de la nature.

Quant aux écologistes politiques de profession, ils s’abîment dans des considérations totalement étrangères à l’écologie, sur des positions leur épargnant d’ailleurs le risque de plaire aux cons, tout en  leur retirant, par leurs silences sur l’essentiel, toute chance d’être originaux et utiles.
Souvent à contre-courant de l’opinion publique (ce qui les honorent, par ailleurs), ils font les choix masochistes les condamnant à des scores électoraux bien inférieurs à ce qu’ils obtiendraient s’ils exigeaient des mesures contre la chasse, la corrida et en faveur de la qualité de la vie.
Car, la spécificité de l’écologie est ce qu’ils taisent : la protection de la nature, la mutation du rapport à l’animal non-humain. En politique, présentement, la nature n’a pas de défenseur. Le thème est absent des débats. Notre vocation est de rompre ce silence et de rappeler que la question de la sauvegarde du vivant dans sa diversité, d’une part, le refus de la violence contre les êtres sensibles, d’autre part, est fondamentale.
Je m’amuse de constater que le seul fait de poser cette problématique nous range, pour les esprits formatés, parmi les extrémistes !
Pour nous, tuer un balbuzard, un lynx ou un ours pyrénéen, un pygargue, un aigle de BONNELLI est un crime contre la biodiversité puisque ces espèces sont en phase d’extinction du fait de l’homme. Pour nous, tuer un étourneau, une grive, un blaireau ou même abattre un arbre est un crime contre le vivant, car ce sont, comme nous, des êtres sensibles capables de souffrir.

Enfin, 76 ONG s’indignent « des 100 à 200 accidents de chasse, avec 10 à 20 morts chaque année », « des pratiques barbares infligeant des souffrances inacceptables aux animaux : déterrage des blaireaux, utilisation de la glu, écrasement et étranglement des passereaux mais aussi les 15 millions d’animaux d’élevage lâchés dans la nature afin d’être tirés comme au ball-trap ».

Fondations et associations lancent un appel pour « dénoncer les excès » de la chasse

 

 

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