Black Friday & sur consommation: c’est pas votre faute !

« Le capitalisme, c’est la croyance stupéfiante selon laquelle les pires hommes vont faire les pires choses pour le plus grand bien de tout le monde » Keynes

Nous sommes tous des victimes…Si !! Vous allez enfin savoir pourquoi la « compétition ostentatoire » guide t’elle trop souvent nos choix ( effet Veblen ) et va vous permettre de briller en société  ! 😉

Thorstein Veblen est un économiste « connu » pour ses travaux sur la consommation et plus précisément sur la sur-consommation des plus riches.

La tendance à rivaliser est inhérente à la nature humaine. Chacun d’entre nous a une propension à se comparer aux autres, et cherche à manifester par tel ou tel trait extérieur une petite supériorité, une différence symbolique par rapport aux personnes avec lesquelles il vit.

Il existe le plus souvent plusieurs classes au sein de la société. Chacune d’entre elles est régie par le principe de la rivalité ostentatoire. Et, dans chaque classe, les individus prennent comme modèle le comportement en vigueur dans la couche sociale supérieure, qui montre ce qu’il est bien, ce qu’il est chic de faire. La couche sociale imitée prend elle-même exemple sur celle qui est située au-dessus d’elle dans l’échelle de la fortune. Cette imitation se reproduit de bas en haut, si bien que la classe située au sommet définit le modèle culturel général de ce qui est prestigieux, de ce qui en impose aux autres.

On lui doit une explication de la consommation ostentatoire du gaspillage qui remplissent une fonction sociale. Pour lui, la consommation ostentatoire permet à l’élite sociale d’affirmer son rang. En principe, la demande d’un bien évolue en sens inverse de son prix; c’est ce que nous explique la théorie classique du marché par la loi de la demande. On parle d’effet Veblen lorsque, au contraire, la demande augmente avec l’augmentation du prix. Ce qui est cher est bien, car c’est un moyen de distinction sociale.

Dans l’ancien régime, l’élite sociale représentée par l’aristocratie justifiait son rang par ses valeurs chevaleresques et par des normes sociales qui interdisaient le travail et valorisaient la consommation ostentatoire. Veblen ne fait pas une grande distinction entre la bourgeoisie et le comportement dispendieux qui le caractérise et sur lesquel s’appuie la supériorité de leur rang social.

D’où vient la position sociale ?

On avance  que la place qu’on occupe dans la société est devenue largement tributaire du travail et qu’en son absence les risques d’exclusion sociale sont grands. Ce n’est pas faux, mais c’est une façon de voir les choses un peu réductrice si on s’inspire de la pensée de Veblen. Il semblerait que la position sociale résulte autant de la création des richesses (le travail) que de leur destruction (la consommation), avec cette nuance que le travail est un moyen aléatoire de réussite sociale alors que la consommation ostentatoire est la manifestation de l’appartenance à l’élite sociale. Les revenus du capital semblent être, de ce point de vue, plus efficaces.

On le voit, le travail est devenu un puissant facteur d’intégration sociale pour la grande majorité d’entre nous, parce qu’il ouvre la porte de la consommation et que c’est elle qui est le principal révélateur de notre position sociale dans une économie dominée par les échanges marchands…mais ce magnifique processus détruit littéralement notre planète…

 

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