Aller jusqu’au sommet…mais pourquoi ?

« On a plus peur d’une araignée qui vient sur notre bureau que de la lecture d’un rapport du GIEC alors que c’est abominable ! Ça parle de migrations, de morts en masse, de possibilités de ruptures… » Pablo Servigne

La nouvelle est triste et confondante à la fois. Pourquoi risquer sa vie pour arriver à un endroit …aussi embouteillé qu’un centre commercial un samedi !? Triste symbole d’une civilisation perdue en quête de sens. Notre époque se caractérise par la perfection des moyens et la confusion des buts avait déjà dit Einstein à son époque…

Selon les spécialistes, parmi les onze personnes mortes sur l’Everest en 2019, les embouteillages sont mis en cause dans quatre décès au moins…Des photos et des vidéos prises les 22 et 23 mai montrent des files d’attentes d’alpinistes à 8 848 mètres. Une situation critique, qui oblige certains alpinistes à attendre une heure avant d’atteindre le sommet, d’autres devant rebrousser chemin. Rester autant de temps immobile expose les alpinistes aux chutes, aux engelures ou au mal aigu des montagnes.

Notre race pourra se targuer d’avoir anéanti tout le monde vivant en quelques dizaines d’années, monde qui s’est construit en plusieurs millions d’années.
Si une forme d’intelligence extra-terrestre existait, elle pourrait voir à quel point notre race, qui se basait sur une évolution d’elle-même vers une croissance industrielle et financière sans fin au détriment des autres espèces, était dotée non d’une forme d’intelligence, mais d’une bêtise incommensurable : celle consistant à n’avoir rien fait pour éviter la catastrophe. Jamais je n’aurais imaginé être témoin d’un spectacle aussi affligeant…

Nos gouvernements prendront-ils un jour le problème à bras-le-corps ?

J’en doutais encore hier.

Aujourd’hui, j’ai la certitude que non, comme ces alpinistes, aveuglés qu’ils sont par le dieu-argent ou le pouvoir voire la gloire… Tous ces faux Dieux, brûlant les yeux de façon irréversible, qui ne nous permettent plus de percevoir la réalité en face…quelle tristesse.

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