Comment vous dire…va falloir faire de gros efforts ;)

 » Les deux jours les plus importants de votre vie sont le jour où vous êtes né et le jour où vous découvrez pourquoi.  » Marc Twain

Bon, autant vous le dire franchement, pisser sous des douches plus courtes ne suffira pas…par contre, passer à un régime principalement végé est de loin l’action la plus efficace, simple et rapide que nous puissions faire.

[Infographie] Covoiturage, vélo, régime végétarien… nos éco-gestes, à eux seuls, ne sauveront pas la planète…

Quel est l’impact de nos gestes du quotidien pour sauver la planète ? Le cabinet de conseil Carbone 4 s’est penché sur la question. Il est arrivé à la conclusion que si ces éco-gestes sont nécessaires, ils sont loin d’être suffisants pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris… Les trois-quarts de l’effort doivent provenir des entreprises et de l’État et d’un engagement bel et bien collectif.  Donc, sans une transformation profonde du « système », les éco-gestes seuls ne suffiront pas même s’ils sont indispensables.

Autrement dit, il va falloir  oublier certaines de nos libertés : https://fr.news.yahoo.com/pour-sauver-la-plan%C3%A8te-il-134704536.html?guccounter=1

Lors du dernier épisode caniculaire qui a frappé la France en juin, de nombreux automobilistes sont passés outre l’interdiction de circuler, estimant que ça ne changerait finalement pas grand-chose au problème. Le discours ambiant consiste pourtant à dire que c’est bien au citoyen d’agir pour lutter contre le changement climatique. Mais en a-t-il vraiment le pouvoir ?

C’est la question à laquelle a tenté de répondre le cabinet de conseil Carbone 4, spécialisé dans la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique. Dans une nouvelle étude (1), il a mesuré l’impact réel des éco-gestes citoyens et leur potentiel de réduction de l’empreinte carbone moyenne. Alors que nous devons réduire celle-ci de 80 % d’ici 2050 pour s’aligner avec les objectifs de l’Accord de Paris, les experts ont estimé que l’impact des gestes individuels est loin d’être négligeable mais non suffisant :

Soit diviser par  pratiquement 4 notre consommation moyenne annuelle de viande…seulement ! 😉

Parmi les actions individuelles à plus fort impact, le passage d’un régime carné à un régime végétarien, voire végétalien, est donc significatif. Il permet de limiter les émissions issues de l’élevage et de la déforestation, et représente à lui seul 10 % de la baisse de l’empreinte. Viennent ensuite les actions liées à la mobilité (covoiturage, suppression des trajets en avion, modes de transport doux), à la consommation de biens et services (achat de vêtements, d’électroménager et d’appareils high-tech d’occasion, zéro déchet) puis au logement (thermostat, éclairage LED).

Mais même avec un comportement individuel que le cabinet qualifie d’ « héroïque », c’est à dire où chaque Français aurait activé tous les éco-gestes, un Français ne peut espérer réduire son empreinte de plus de 2,8 tonnes par an, soit environ 25 % de l’empreinte carbone annuelle. Pour passer à la vitesse supérieure, il faut qu’il investisse dans des projets de réduction d’émissions : rénovation thermique, changement de chaudière et achat d’un véhicule bas carbone. C’est à cette seule condition que le citoyen « héroïque » peut atteindre une baisse de 45 % de son empreinte carbone, soit la moitié des efforts nécessaires pour parvenir à l’objectif 2°C.

…mais qui n’ont de sens et ne sont possibles qu’avec l’action des pouvoirs publics et des entreprises

Si ces gestes du quotidien sont indispensables, ils sont donc insuffisants, le reste de l’effort devant être fourni par l’État et les entreprises. C’est là l’autre grande conclusion de l’étude de Carbone 4. « L’autre moitié du gisement de réduction est aux mains des acteurs clés de notre environnement, à savoir les pouvoirs publics et les entreprises ». Cette part est même « indirectement plus forte encore, car une bonne partie de la baisse côté ménages, requérant des investissements, ne pourra avoir lieu sans les dispositifs et incitations publics adéquats ». De fait, « Si le système thermo industriel très énergivore dans lequel nous vivons tous ne se réforme pas de toute urgence, l’injonction permanente à l’effort individuel ne pourra plus être entendue très longtemps » concluent les auteurs.

Ils appellent les entreprises à décarboner l’ensemble de leur chaîne de valeur. Les États eux, devront flécher leurs investissements dans les filières bas carbone au détriment des actifs bruns, développer les incitations publiques adéquates, adapter la fiscalité, ou encore renégocier certains accords commerciaux.

Dans un scénario réaliste, qui implique une acceptation modérée des changements de comportements des individus, les experts de Carbone 4 considèrent que la part de l’engagement collectif représenterait environ les trois quarts de l’effort contre un quart pour les individus. Ce qui ne signifie pas pour autant que nous ne pouvons rien faire ! Ils sont formels là-dessus : il faut la contribution de …tous.

 

 

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