SDHI: C nouveau et c pas beau !

 » L’homme ne trouvera jamais une invention plus belle, plus simple ou plus directe que la nature , car dans ses inventions rien ne manque et rien n’est excessif  » Léonard de Vinci

Les êtres humains sont les seuls animaux à faire la guerre. Aucune autre espèce dans la création ne s’engage dans la guerre ou la destruction de masse, puisqu’ils n’en ont aucune raison .
A titre d’exemple, la France a vendu des armes pour plus 9 milliards d’euros en 2018 …
Le pire acte de la raison est la guerre. La guerre contre le vivant est ajd la norme…et une de ses armes les plus létales sont les pesticides . Levons le voile ajd sur une petite merveille phytosanitaire, le SDHI.

 Quatre lettres inconnues. Ce sigle désigne une famille de pesticide très répandus. Leur mode d’action ? Bloquer la fonction respiratoire des êtres vivants. Leur toxicité sur les humains ? Elle est découverte en 2017. Des scientifiques de niveau international alertent les pouvoirs publics. Le lobby agit : rien ne se passe. Voilà le sujet tragique et passionnant du nouveau livre de Fabrice Nicolino sous le titre : Le Crime est presque parfait. Indispensable pour comprendre comment fonctionne le système industriel aujourd’hui.

Imaginez. Vous vivez dans un pays démocratique, bardé d’institutions et d’organismes de protection, et voilà que vous apprenez l’existence des SDHI. Des pesticides qui entendent trucider champignons et moisissures dans les récoltes. Sans que vous l’ayez su, ils sont partout : sur 80 % des surfaces de blé, sur l’orge, les arbres fruitiers, les tomates, les semences, les pommes de terre, les terrains de foot et de sport, les golfs. Vous vous renseignez un peu, et vous découvrez que des scientifiques de réputation mondiale ont prévenu dès octobre 2017 les autorités. Pour eux, le danger est immense, car les SDHI s’attaquent à la fonction respiratoire de tous les êtres vivants – la SDH. Et donc aux humains, comme le démontrent des études en laboratoire. Or les atteintes à la SDH, chez nous, mènent à des maladies neurologiques épouvantables, et à des cancers. Vous êtes naïf, vous croyez dans les valeurs sacrées de la République, et vous êtes sûr que les agences de protection vont régler l’affaire en trois semaines. Tout au contraire, un silence de six mois s’installe, suivi d’une bien étrange expertise. Car les jeux sont faits d’avance : il faut en réalité sauver les SDHI et jurer qu’ils ne posent aucun problème de santé publique. Vous êtes naïf, mais pas à ce point-là, et vous décidez de lire ce livre pour comprendre. Vous y apprendrez tout ce qu’on peut savoir d’un dossier incroyable, qui montre comme jamais que le lobby des pesticides est installé en profondeur dans l’appareil d’Etat français. Et comme vous êtes ouvert aux révélations, vous convenez avec l’auteur que quelque chose est décidément pourri au royaume de l’agriculture industrielle. Et vous concluez tout seul avec cet unique mot encore disponible, celui de révolte. Oui, un seul mot : révolte.

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/qu-est-ce-que-les-sdhi-ces-fongicides-pointes-par-des-scientifiques-1186250.html

Fraises, salades, pommes, blé, gazons des terrains de sport… « Personne ne les connaît, ils sont pourtant épandus partout ! » s’alarme Fabrice Nicolino, qui publie une enquête très fouillée sur les SDHI : « Le Crime est presque parfait » (Ed. Les liens qui libèrent, 224p., 20 euros). Cette famille de fongicides est au cœur d’une guerre de tranchées entre scientifiques et experts des autorités sanitaires.

Pourquoi ? Côté pile, les SDHI s’attaquent à la succinate déshydrogénasse, enzyme qui participe à la chaîne respiratoire des champignons, et permettent ainsi de détruire ces nuisibles qui attaquent les récoltes. Mais côté face, selon plusieurs chercheurs, ils peuvent de la même manière bloquer le système respiratoire des animaux et des êtres humains.

«Conséquences potentiellement catastrophiques»

« C’est une folie que d’utiliser massivement ce produit. Nous avons testé ces inhibiteurs en laboratoire, ils tuent aussi bien l’enzyme du ver de terre, de l’abeille que de l’homme avec des conséquences potentiellement catastrophiques », affirme Pierre Rustin, chercheur à l’Inserm.

Ce spécialiste mondialement reconnu a découvert par hasard que les agriculteurs utilisaient massivement ces produits potentiellement très toxiques. « On en relargue des centaines de tonnes dans la nature », se désole le scientifique, qui a aussitôt contacté les autorités sanitaires. Une alerte restée sans réponse pendant des mois.

Alors, aux côtés de huit autres chercheurs -cancérologues, médecins, toxicologues-, Pierre Rustin a publié une tribune appelant à « suspendre l’utilisation tant qu’une estimation des dangers et des risques n’aura pas été réalisée par des organismes publics indépendants ». On soupçonne la SDHI d’entraîner de graves encéphalopathies et d’être à l’origine de cancers.

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/l-interview-eco/pesticides-le-journaliste-fabrice-nicolino-denonce-une-bombe-a-fragmentation_3593521.html

Des évaluations vont être lancées

En réponse, l’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, a publié un rapport en janvier qui conclut que l’alerte n’est pas fondée et qu’il n’y a pas lieu d’interdire ces produits. « Le rapport était d’une indigence incroyable, regrette Pierre Rustin. Il évoque par exemple l’effet dose de ces produits chimiques. Or, dans les maladies mitochondriales ( NDLR : pathologie en rapport avec la chaîne respiratoire ), on ne connaît pas grand-chose mais l’on sait que ce n’est pas la quantité de produit qui crée le problème. »

Les neuf spécialistes travaillent aujourd’hui d’arrache-pied pour publier dans des revues scientifiques des preuves de la dangerosité scientifique des SDHI. Contactée, l’Anses renvoie de son côté vers le point publié cet été sur son site. Ce communiqué rappelait d’une part qu’« à ce jour, aucun nouvel élément n’est venu confirmer l’existence d’une alerte sanitaire », tout en précisant que l’agence qui ne clôt pas ce dossier et va lancer des projets de recherche pour vérifier la dangerosité de ces pesticides.

Quels sont les noms de ces fongicides ?

Il y a le Boscalid, commercialisé par BASF et « vaporisé » sur le blé, l’orge, les vergers. Il y a aussi l’Exteris stressgard spécialiste des gazons de foot, ou encore l’Isopyrazam de Syngenta, entre autres pour protéger les bananes d’un terrible champignon. Sous ces noms commerciaux, onze substances actives de la famille des inhibiteurs de la succinate déshydrogénase (SDHI) sont autorisées en France.

Controversés, ces pesticides luttent contre certains champignons et moisissures qui attaquent les cultures. Ces fongicides ont été utilisés entre les années 1960 et les années 1990, mais c’est surtout depuis les années 2000 que les SDHI font leur grand retour. La plupart ont été autorisées en 2013 en France.

Ils sont depuis omniprésents dans le traitement des récoltes, parfois utilisés en enrobage directement sur les semences. Jusqu’à 80 % des champs de blé sont traités avec des SDHI. Le Boscalid est selon les ONG, le pesticide qui laisse le plus de traces dans nos assiettes.

http://www.leparisien.fr/environnement/les-sdhi-ces-pesticides-qui-inquietent-les-scientifiques-06-09-2019-8147286.php

Fongicides SDHI : les scientifiques tirent la sonnette d’alarme !

Chercheurs, cancérologues ou toxicologues, huit spécialistes français alertent à travers une tribune dans le journal « Libération » sur un type de produits phytosanitaires relativement nouveau, les SDHI.

 

 

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