Bouffer …à en crever !

« Il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation qui n’est pas de produire et de consommer jusqu’à la fin de nos vies mais d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes. » Pierre Rabhi

En 2016, l’Organisation mondiale de la santé livrait un rapport selon lequel on meurt plus sur Terre aujourd’hui de suralimentation que de dénutrition. Aujourd’hui, plus de 1,9 milliard d’individus de plus de 18 ans sont en surpoids. Parmi eux, plus de 650 millions sont obèses. Ces chiffres ont triplé en 40 ans et en 2030, on s’attend à ce que 38 % de l’humanité soit en surpoids, et 20 % obèses.

Nous sommes programmés comme cela, et cela nous pousse à engouffrer encore et toujours plus.

En effet, si nous sommes à ce point démunis devant l’abondance de nourriture, c’est parce que nous n’y avons jamais été préparés. Pendant la plus grande partie de son séjour sur Terre, l’être humain a vécu dans un milieu naturel où les ressources alimentaires étaient rares. L’environnement de nos ancêtres du paléolithique n’était pas peuplé de frites et de hamburgers. Il fallait passer des journées à chercher des racines, des baies, à traquer un gibier sans garantie de succès. Lorsque vous teniez une proie, vous n’aviez pas intérêt à en laisser une miette. Votre survie en dépendait. Celui qui mangeait le plus avait souvent un avantage sur les autres. Il survivait mieux, plus longtemps, avait une descendance plus nombreuse.

Cette situation n’a pas vraiment posé de problème, tant que l’humanité vivait en équilibre avec les autres espèces animales et végétales, et que les ressources à disposition restaient limitées par la difficulté d’y accéder, mais une fois que l’homme a été capable de produire sa propre nourriture de façon maîtrisée et presque sans limite, ces “gènes goinfres” sont devenus nos pires ennemis. Ils nous tuent aujourd’hui en provoquant les maladies mortelles liées à l’obésité, nous invalident par l’une ou l’autre forme de comorbidité (dont la maladie d’Alzheimer et les AVC, très fortement favorisés par l’obésité et causant respectivement 1,5 et 6 millions de décès par an), et provoquent des ravages sur notre environnement, puisque la surproduction de denrées alimentaires – notamment animales – entraîne un bilan carbone très lourd qui contribue notablement à l’effet de serre et au réchauffement climatique.

Comment empoisonner ses enfants en pensant bien les nourrir …

 

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