5 G …un peu peur

«Ce qui caractérise notre époque, c’est la perfection des moyens et la confusion des fins.» – Albert Einstein.

 » On prépare donc le réseau téléphonique 5G. Activement. Avec frénésie et impatience ! Pour un temps de latence un peu amoindri et la certitude que les vidéos YouTube seront visibles « outdoor » sans la moindre interruption, nous allons déployer d’innombrables antennes, détruire les précédentes, tout renouveler – sans doute en de multiples exemplaires, opérateurs disjoints obligent…
Voila l’archétype de ce qui mène au désastre. Notre incapacité structurelle à dire « ça suffit, nous n’avons pas besoin, pas envie, de cette débauche insensée ; nous refusons cette idée létale suivant laquelle tout ce qui est technologiquement possible doit être effectivement réalisé, pour la jouissance mortifère de la consommation pure »
La question n’est PAS de savoir s’il faut construire des centrales nucléaires ou des éoliennes pour alimenter tout cela. Elle consiste à comprendre comment endiguer cette hubris suicidaire de création de besoins matériels qui prévalent sur les ravages insensés que leur mise en acte induisent nécessairement sur le vivant. Même avec une source d’énergie parfaitement « propre », l’effet du déploiement serait dramatique.
La 5G tue. Non pas à cause des effets des ondes sur la santé humaine. Mais en tant que création artificielle d’un besoin arbitraire aux conséquences dévastatrices. On ne PEUT PLUS continuer à faire « comme si » ces folies n’avaient pas de conséquences. Nous avons DéJà tué 70% du vivant (avec presque aucun réchauffement climatique). Préfère-t-on la vie ou le débit du réseau téléphonique ? C’est (presque) aussi simple que cela. » Publiée par Aurélien Barrau

Déjà, en 2017, 170 scientifiques alertaient contre les dangers de la 5G… Mais il est beaucoup plus facile d’utiliser la population comme rat de laboratoire plutôt que de financer des études indépendantes qui pourraient compromettre sa mise en service.

Le jour où l’on prouvera l’impact de la 5G sur les écosystèmes, notamment les insectes et les oiseaux,  les procès de crimes contre la biodiversité seront devenus une réalité!?
Sans parler de la consommation énergétique. Pour Anne-Cécile Orgerie, chercheuse au CNRS, seule une prise de conscience des utilisateurs de la nouvelle génération de réseaux de téléphonie mobile permettrait d’éviter un autre fiasco environnemental. Vous croyez qu’Orange va promouvoir la 5G avec des slogans de déconsommation ?

Donc que choisit on entre la météorologie et les vidéos de chatons? Les chatons! La 5G est inutile, va amener une hausse du stockage d’informations sur les serveurs (Au lieu de la photo de l’assiette du midi, nous aurons la vidéo de l’assiette…) mais le meilleur est à venir. La 5G risque de nous priver des observations des satellites météorologiques, en particulier pour la mesure de la vapeur d’eau. C’est vrai qu’en plein de dérèglement climatique, c’est peu utile, la météorologie. Alors que la 5G, c’est vital !;)

https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/les-meteorologues-de-plus-en-plus-inquiets-du-developpement-de-la-5g-1150561

Plus rapide, plus interactive, plus réactive, les promesses de la 5G augurent un nouveau monde hyperconnecté. « Avec la 5G, nous accompagnons progressivement l’évolution des usages et le développement de nouveaux services utiles pour l’homme et la société » promet ainsi Orange sur son site. L’opérateur promet une vitesse de téléchargement divisée par cinq pour un film en HD, 200 photos ou encore un album MP3.

C’est justement cette utilité, à l’ère de l’urgence climatique, que remettent en question Hugues Ferreboeuf et Jean-Marc Jancovici du Shift Projet dans une récente tribune intitulée « La 5G est-elle vraiment utile ?« . « Il y a aujourd’hui un consensus pour dire qu’un équipement 5G consomme trois fois plus qu’un équipement 4G, et qu’ajouter des équipements 5G aux infrastructures existantes (2G, 3G, 4G) conduira au moins à doubler la consommation. Par ailleurs, avec la 5G il faudra trois fois plus de sites qu’avec la 4G pour assurer la même couverture », expliquent les deux spécialistes.

Une hausse de 2 % de la consommation d’électricité du pays

Selon leurs estimations, rien que le déploiement de la 5G équivaudrait à une augmentation équivalente à 2 % de la consommation d’électricité du pays. « La consommation d’énergie des opérateurs mobiles devrait être multipliée par 2,5 à 3 dans les cinq ans à venir, ce qui représente environ dix térawattheures d’électricité supplémentaires », détaille Hugues Ferreboeuf, directeur du projet « Sobriété » au sein du Shift Project. « C’est corroboré par les opérateurs chinois qui ont déployé 80 000 sites 5G depuis un an. »   

Ce chiffre ne prend même pas en compte la consommation d’énergie liée aux usages, qui devraient exploser, ni celle nécessaire à la fabrication des éléments réseau, des terminaux, ou encore des millions d’objets connectés. « Or la fabrication des équipements représente plus de deux fois l’énergie de fonctionnement des réseaux, hors data centers », précise encore Hugues Ferreboeuf. « La 5G sera en outre incompatible avec les smartphones actuels rendant des milliards d’appareils obsolètes pourtant fonctionnels », complète Frédéric Bordage, expert du numérique responsable.

Pour le commun des mortels, la 5G servira surtout à jouer en ligne

Les opérateurs mobiles font quant à eux valoir un gain d’efficacité énergétique, avec une diminution potentielle de 50 % de l’énergie consommée par rapport à la 4G, et des bénéfices environnementaux liés aux usages. Orange explique ainsi que « la 5G accélérera la multiplication de capteurs pour un monitoring généralisé de la pollution, du bruit, de la température, de l’humidité… La prise de décisions en temps réel bénéficiera directement à la gestion des villes, de l’agriculture, du trafic… »

« Quel objet connecté vraiment utile justifie le déploiement de la 5G partout dans le monde, pour tout le monde ? La question mérite d’être posée, estime Frédéric Bordage. Pour le commun des mortels, la 5G servira principalement à jouer en ligne et à regarder du streaming dans le TGV. Est-bien raisonnable d’accélérer l’épuisement de métaux critiques pour cela à un moment de l’histoire où on peut encore se donner une chance de faire la transition ? » 

Une conférence sur le sujet en juin

Le patron de l’Arcep, Sébastien Soriano, interrogé dans Le Monde, promet l’organisation d’une conférence en juin pour débattre des enjeux sociétaux posés par la 5G. « Sur la question environnementale, deux thèses s’affrontent : l’une consiste à dire que nous allons vers une surenchère des usages qui induira une consommation énergétique croissante, l’autre que la 5G est plus efficiente de par son architecture. Nous ouvrons ce débat sans a priori » annonce-t-il.

« Ce qui me choque le plus, c’est qu’il n’y ait absolument pas le réflexe de lancer une étude d’impact environnemental, obligatoire pour tout projet d’infrastructure majeur, avant de lancer une telle innovation. Le numérique passe complètement sous le radar » interroge Hugues Ferreboeuf. Pourtant, si Internet était un pays, il serait le sixième plus gros consommateur d’énergie et le septième émetteur de CO2. Et d’ici 2040, l’industrie des technologies de l’information et de la communication devrait représenter 14 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) en 2040, soit autant que les émissions actuelles des États-Unis.    

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/le-deploiement-de-la-5g-va-etre-un-veritable-desastre-ecologique-148111.html?utm_source=Abonn%C3%A9s+Novethic&utm_campaign=415f0fdf47-Recap_2020_01_21&utm_medium=email&utm_term=0_2876b612e6-415f0fdf47-171054821

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