Surprise: SRAS , Ebola, VIH et le CoCo …ont la même origine !

« For most of history, man has had to fight nature to survive; in this century he is beginning to realize that, in order to survive, he must protect it”  Jacques-Yves Cousteau

Sras, Ebola,Coronavirus,Chikungunya,grippe aviaire: 60% des maladies infectieuses émergentes sont des zoonoses, cad des agents pathogènes transmis des animaux à l’homme.

Leur cause commune : déforestation, élevage intensif, changement climatique et donc l’activité humaine et ses désordres globaux …il semblerait en tout cas que les autorités chinoises l’aient bien intégré !! https://vegnews.com/2020/2/china-permanently-bans-consumption-of-wild-animals

Cet épisode sera t-il l’occasion de repenser notre alimentation ?
Savez-vous combien de maladies, de pandémies, sont liées à la consommation d’animaux, sauvages ou issus d’élevages ?
En vrac, et non exhaustif :
LA GRIPPE ESPAGNOLE DE 1918: 50 millions de morts, soit 5 fois plus que les combats de 14-18. Depuis 1997, c’est à dire depuis que Johan Hultin et Jeffery Taubenberger ont analysé les restes de morts de la grippe espagnole, on sait que cette grippe était une grippe aviaire.
LE VIRUS H5N1 EN 1997. Il fait toujours peser un risque de pandémie sur le monde.
LE SRAS en 2003: transmis à l’homme par la civette palmiste masquée, vendue sur des marchés chinois pour sa viande: 774 morts.
LA MALADIE DE LA VACHE FOLLE en 1996 : 223 victimes.
LA « GRIPPE DE HONG KONG »: virus hybride ayant incorporé certains aspects d’un virus aviaire : 1 million de morts entre 1968 et 70.
LA GRIPPE ASIATIQUE, en 1957-58: une mutation du virus provenant des canards + une souche humaine de grippe: 1,1 million de morts.
Ces maladies sont TOUTES liés à la viande…

https://www.partage-le.com/2020/03/24/cessons-de-blamer-les-chauves-souris-pour-le-coronavirus-le-coupable-cest-la-societe-industrielle-nick-paton-walsh-et-vasco-cotovio/

 

À l’heure où la diffusion du coronavirus inquiète vivement la planète, de nombreux éléments indiquent que son origine  se trouve dans la consommation de chair animale. Coronavirus, épidémies et consommation d’animaux sauvages

D’après le New York Times, le premier groupe de patients hospitalisés travaillaient ou fréquentaient en tant que clients un marché spécialisé dans le commerce d’animaux marins, mais vendant aussi d’autres animaux vivants destinés à des fins alimentaires. La diversité qu’on pouvait y trouver nous rappelle à quel point le fait de considérer tel ou tel animal comme « comestible » est un fait culturel : poules, moutons, rongeurs, cochons, chameaux, renards, blaireaux, hérissons, rongeurs et reptiles. Tandis que les analyses du génome du virus ont amené des équipes de chercheurs à supposer tour à tour une évolution depuis un virus porté habituellement par un serpent ou par des chauves-souris, il est plus que probable que l’activité de capture et de vente d’animaux destinés à la consommation soit à l’origine de l’épidémie. Suite à ces découvertes, les autorités chinoises ont depuis le 26 janvier interdit tout transport ou commerce d’animaux sauvages.

Ce cas d’une nouvelle épidémie, trouvant son origine dans la promiscuité liée à l’exploitation animale, est loin d’être un cas isolé. Selon une équipe de chercheurs menée par la biologiste Laura Kurpiers, environ 75 % des maladies infectieuses émergentes auraient une origine animale. Nous pouvons citer par exemple le SRAS (un autre coronavirus lié à la consommation de civettes et de chauves-souris), le virus Ebola (lié à la consommation de la chair de singes en République démocratique du Congo) et le VIH (qui a probablement franchi la barrière des espèces par contamination sanguine entre des chasseurs de singes et leurs proies).
Les élevages, incubateurs des prochaines épidémies ?

Si ces virus sont tous issus de la consommation d’animaux sauvages, satisfaire nos désirs de viande via l’élevage est loin de nous protéger de l’émergence de ces nouveaux virus.

Les fermes, à travers la concentration d’animaux, sont des foyers de risques important pour l’émergence de nouvelles épidémies. Un éventuel témoignage en serait la grippe espagnole. Tuant entre 50 millions et 100 millions de personnes entre 1918 et 1919 (soit 2,5 % à 5 % de la population de l’époque), cette pandémie est la plus mortelle de l’histoire pour un laps de temps aussi court. Une hypothèse parmi les plus crédibles évoque la transmission du virus d’oiseaux aux humains en passant par le cochon. Ce scénario, avéré par l’OMS pour les deux dernières grandes pandémies de grippe que le monde a connues en 1957 et en 1968, avait resurgi pendant la mobilisation contre la grippe aviaire en 2005.

Les élevages industriels actuels pourraient être des incubateurs très efficaces pour le développement des virus des prochaines grandes épidémies. La promiscuité entre les animaux, regroupés par milliers y compris dans les élevages bio, permet une transmission rapide d’individu en individu, et accélère la mutation des virus.

À l’heure de la mondialisation, où la mobilité des populations est plus importante que jamais, une nouvelle épidémie de grande ampleur est un facteur de risque à ne pas négliger lorsqu’on s’intéresse au bilan de l’exploitation animale.

Celui-ci ne fait malheureusement que s’ajouter à de nombreux dangers bien avérés, tels que le changement climatique (auquel l’élevage contribue à hauteur de 18 % d’après l’Institut de l’Économie pour le Climat) ou l’antibiorésistance. Dans un rapport d’avril dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé établissait un bilan alarmant de 700 000 morts annuels à cause de cette dernière, qui pourrait s’élever à 10 millions annuels si rien n’est fait d’ici 30 ans. Encore une fois, l’élevage industriel a un rôle d’incubateur, véritable vivier de bactéries multirésistantes : 38 % des antibiotiques consommés en France et 73 % des antimicrobiens dans le monde sont destinés aux animaux d’élevage. Il est par ailleurs alarmant de constater que des antibiotiques comme la colistine, considérée « de dernier recours » face à des bactéries résistantes aux antibiotiques classiques, soient utilisés massivement dans le cadre des élevages.
L’obsolescence de l’élevage en question

L’industrie de l’élevage fait porter des risques largement inconsidérés sur la population, mais reste maintenue coûte que coûte à grand renfort de subventions, de publicités et de soutiens politiques à l’opacité des filières. Le dernier coup d’éclat du lobbying en sa faveur a été de faire mettre en place par le ministère de l’intérieur une cellule militaire ciblant les lanceurs d’alerte et la dénonciation de l’élevage industriel, dont 81 % de la population souhaite pourtant l’interdiction.

Alors que des millions de végétariens et végétaliens ont démontré depuis bien longtemps qu’il était possible de vivre en bonne santé en se passant intégralement de viande, il serait temps de se demander si l’élevage, malgré sa longue histoire, ne serait pas devenu une activité obsolète et nocive.

Autrice : Élodie Vieille Blanchard, docteure en sciences sociales et présidente de l’Association végétarienne de France.

Avec la participation de Frédéric Mesguich, docteur en physique, membre de la commission Écologie de l’AVF. https://positivr.fr/coronavirus-la-tribune-de-lassociation-vegetarienne-de-france/

« Le problème ne vient pas des espèces animales mais des changements environnementaux issus de nos activités » https://www.actu-environnement.com/ae/news/changements-environnementaux-activites-humaines-biodiversite-catastrophes-sanitaires-35191.php4 

NB : Effets économiques du coronavirus : 👉 La consommation de brut de la Chine, premier importateur mondial, aurait déjà baissé de 20 % 👉 Le trafic aérien chinois (passagers et fret), pourrait s’effondrer de 70 % pendant « deux semaines ou plus » = moins un million de barils par jour au premier trimestre. 👉 Plus globalement, le ralentissement de l’économie chinoise et ses conséquences au niveau mondial auraient elles aussi un impact sur la demande de pétrole. Bref, le coronavirus réussit en quelques jours à provoquer des changements que des décennies d’alertes scientifiques sur le climat ont échoué à ne serait-ce qu’initier. Comme quoi, c’est possible.

One thought on “Surprise: SRAS , Ebola, VIH et le CoCo …ont la même origine !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *