Stupéfaction: comment un mot que nous ne connaissions pas en janvier (v)a durablement change(r) nos vies !

“Si ce que tu souhaites me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, pourquoi voudrais-je le savoir?”… ou les trois filtres de Socrate.

Alors que c’est open bar pour les chasseurs ( « prélèvements » autorisés de palombes + faisans bien connus pour saccager nos champs https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement/confinement-la-chasse-reprend-ce-week-end-grace-a-une-derogation-mais-certains-ne-veulent-pas-se-limiter-comme-prevu-au-gros-gibier-nuisible_4171467.html#xtor=RSS-3-%5Blestitres%5D) et que le Danemark va massacrer 20 M de visons ( 20 millions !!!??)  (https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/mutation-du-coronavirus-chez-le-vison-le-danemark-se-defend-de-semer-la-panique_149003?xtor=RSS-15 ), il serait temps d’intégrer ENFIN le concept de zoonose (cf post de fin mars : http://www.confortablement-ignorant.fr/2020/03/13/surprise-sras-ebola-vih-et-le-coco-ont-la-meme-origine/

Pandémies : ce chercheur explique en 5 minutes pourquoi il faut agir de toute urgence

https://www.facebook.com/watch/?v=282800712972381

« La destruction de la biodiversité par les activités humaines va de plus en plus se retourner contre notre système. »

Peut-on encore stopper les prochaines pandémies ? Pour ce chercheur spécialisé dans les interactions entre environnement et santé, il est encore possible d’y échapper, à condition que nous agissions maintenant. Lumière sur ce discours alarmiste et plus que jamais nécessaire.

Si nous ne changeons pas notre façon de vivre (surconsommation de viande ?), les pandémies vont se multiplier et faire de plus en plus de morts. C’est l’alerte lancée par les experts des Nations Unies dans un nouveau rapport sur le lien entre effondrement de la biodiversité et émergence des virus. Le biologiste Benjamin Roche fait partie des vingt-deux chercheurs internationaux qui ont rédigé ce texte alarmant.

Dans une vidéo coup de poing, le journaliste Hugo Clément donne la parole à cet expert de la santé et de l’environnement. Face à la caméra, Benjamin Roche explique que cette multiplication de virus a d’ores et déjà commencé : la grippe aviaire, ebola, le VIH, la Covid-19… toutes ces pandémies résultent, au départ, d’une maladie animale qui s’est parfaitement adaptée à l’Homme.

Covid-19 : La baisse de la biodiversité et la hausse du nombre d’épidémies.

 

« Il y aurait 1 700 000 espèces de virus restant à découvrir chez les animaux. Et parmi ces espèces de virus, entre 500 000 et 800 000 pourraient directement affecter l’Homme. »

La déforestation ainsi que notre contact direct avec des populations d’animaux sauvages (tels que des chauves-souris ou encore des rongeurs) sont des activités humaines autour de l’utilisation de la biodiversité qui sont étroitement liées à l’augmentation des nouvelles et prochaines pandémies.

https://theconversation.com/des-chauves-souris-aux-visons-les-roles-passes-actuels-et-futurs-des-animaux-dans-la-covid-19-138279

L’appétit humain immodéré pour la viande : l’une des premières causes des zoonoses

Quand bien même l’origine précise de la pandémie de SARS-Cov-2 fait toujours l’objet de conjectures, le fait qu’environ 75 % des nouvelles maladies infectieuses humaines émergentes franchissent la barrière des espèces et sont transmises aux humains par des animaux doit fondamentalement nous interroger sur nos modes de vie.

Dans un rapport publié en juillet (1) sur les moyens de « briser la chaîne de transmission » des zoonoses pour mieux prévenir les prochaines pandémies, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI) pointent plusieurs tendances à l’origine de l’émergence croissante de ces maladies. Parmi celles-ci : la demande humaine accrue de protéines animales, l’intensification des pratiques agricoles non durables et l’exploitation des espèces sauvages et de la faune.

Le constat est clair et sans appel : la combinaison de l’exploitation de la faune sauvage, de la destruction des écosystèmes et de l’élevage intensif constitue une situation explosive, hautement favorable au passage des virus des animaux aux humains.
D’après le PNUE « pour prévenir de futures épidémies, nous devons devenir beaucoup plus conscients de la protection de notre environnement naturel ». Derrière cet euphémisme politiquement correct se cache une réalité difficilement dicible face aux inerties culturelles et aux lobbys économiques : notre appétit pour la viande devient l’une des principales menaces pour le futur. Et ce d’autant plus que l’élevage est aujourd’hui le principal facteur d’émissions de gaz à effet de serre, contribuant massivement au dérèglement climatique. Que dirons-nous à nos enfants si la planète devient inhabitable ? Que notre plaisir gustatif passait avant leur avenir ?

Les pouvoirs publics ont une responsabilité éminente pour accompagner des indispensables changements et renverser les idées reçues. En premier lieu, il faut déconstruire l’idée que nous avons un besoin absolument vital de viande et de produits laitiers. La communauté scientifique est aujourd’hui unanime pour dire le contraire. On peut vivre en pleine santé avec un régime exclusivement végétal s’il est bien équilibré, et ce à toute âge de la vie.

(1)https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/ZP.pdf

merci Jean-Marc GANCILLE

Pour le plaisir en guise de conclusion …

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