Triste banalité de notre indifférence à l’exécution préventive de millions d’être vivants…

« …La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force.

Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci: les animaux.

Et c’est ici que s’est produite la faillite fondamentale de l’homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent…. »

Kundera

Non, cela ne concerne pas Covidou 😉
Apprend-on vraiment de nos « erreurs » ?
J’en doute fort !
Déjà en 2017 , plus d’un million de canards étaient , souvent préventivement,  abattus. Devinez quoi, 4 ans après, rebelote : plus de 3 millions de volailles suivent de nouveau le même sort !?
NB: Rassurez vous tous nos éleveurs ont été remboursés de leurs « pertes », alors pourquoi changer et se remettre en cause ?
Vive le business as usual …chaotique !

Voulez vous vraiment voir cette vidéo datant d’il y a 8 ans déjà…rien n’a changé…WTF !?

Remarquez quand on voit deja ce que l’homo sapiens est incapable de faire quand il est lui meme directement concerné…on ne s’étonne plus vraiment ;(

WTF ! Pourquoi l’homme ne change pas son comportement et habitudes face à l’inévitable !?!?

Mon post datant de 2017…

Grippe aviaire H5N8 : près d’un million de canards vont être abattus en France

Une nouvelle fois, l’élevage, véritable nid à virus, est infecté par la grippe aviaire. Le risque élevé de contamination des élevages français fort de ses centaines de millions de volatils ont poussé les autorités à planifier la suppression de …près d’un million de canards !! Histoire tristement banale de l’exploitation et massacre du vivant par/pour le business agro-alimentaire…

Depuis le 5 décembre 2016, plusieurs foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (H5N8) ont été détectés dans des élevages du sud ouest de la France et sur des oiseaux de la faune sauvage dans le Pas de Calais et en Haute Savoie. Si ce virus, de la famille de la grippe A, est sans danger pour l’Homme, il se transmet très rapidement et facilement parmi les oiseaux.

La découverte de près de 90 foyers d’infection dans les élevages français poussent le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt a relever le niveau de risque vis à vis de la maladie à « élevé » sur l’ensemble du territoire et a prendre des mesures radicales pour éviter un désastre national pour les éleveurs de volatils et notamment ceux qui exploitent 845 millions de poulets chaque année en France.

L’enjeu financier est important et le ministère a donc décidé de sacrifier préventivement 800 000 à 1,3 million de canards élevés principalement dans les régions françaises qui produisent du foie gras. Dans un premier temps, 151 communes dans le Gers, les Landes et les Hautes-Pyrénées sont concernées. Le Ministère de l’Agriculture vient d’annoncer que « cette phase de dépeuplement se déclinera à partir du 5 janvier et se terminera vers le 20 janvier 2017. » Objectif : « empêcher la progression de la maladie dans les zones qui ne sont pas encore stabilisées. »

Solution radicale : pour éviter la propagation du virus, on détruit, ses vecteurs et ses supports, ces canards qui sont élevés et gavés dans les pires souffrances pour satisfaire le palais de quelques nantis, attachés à une culture barbare et dénoncée dans le monde entier : le foie gras. Et cela n’émeut presque personne, sauf les éleveurs qui pourraient perdre un partie de leurs revenus et réclament déjà une juste indemnisation. Qu’ils se rassurent, « les opérations de dépeuplement seront financées par l’Etat. De même, les pertes liées à l’arrêt de la production pourront être indemnisées » indique le ministère de l’Agriculture.

Paradoxalement, ce sont tous les palmipèdes élevés en plein air -palmipèdes en parcours extérieur- qui seront tués, car ils sont plus susceptibles d’avoir été en contact avec des oiseaux migrateurs porteurs du virus. Les canards exploités dans des bâtiments pourront continuer de vivre quelques semaines dans la souffrance avant d’être abattus pour leur foie rendu malade.

L’élevage (industriel ou pas) : berceau de l’exploitation, de la souffrance et des pandémies !

3 mn de repotrage par YAB…édifiant !

Les consommateurs de volatils peuvent également se rassurer : le virus H5N8 n’est pas contagieux pour l’Homme et « la consommation de volailles et de produits issus de volailles ne présente aucun danger » (viande foie gras et oeufs) indique la préfecture des Deux-Sèvres où deux foyers de contamination viennent d’être détectés.

Une nouvelle fois, l’élevage français montre son vrai visage, celui de la souffrance, de la démesure, de l’aberration, de l’absence de considération pour le vivant.
Seul « réconfort », la chasse au gibier d’eau d’élevage est interdite, ainsi que les lâchers de gibier à plumes, de canards colvert et de pigeons.

Rappelons que la domestication et l’élevage sont à l’origine de la plupart des pandémies qui ont décimé les populations humaines. Pire, « la quasi-totalité de nos maladies épidémiques actuelles résulterait de la mutation de germes affectant les cinq espèces principales d’animaux domestiqués au Néolithique » (Le Beau Livre de la Préhistoire – De Toumaï à Lascaux 4).
Or, les virus de type « grippe A » ont la particularité de muter très rapidement, rendant tout vaccin obsolète. Souvenons-nous, il y a 10 ans, l’épizootie de grippe aviaire H5N1 semait la panique dans le monde entierDemain, c’est sans aucun doute l’élevage et ses pratiques qui causeront une nouvelle pandémieA nous de prendre les bonnes décisions dans notre assiette !

http://www.notre-planete.info/actualites/4566-grippe-H5N8-canards-destruction

 

Des millions de poussins sont hachés vivants chaque jour pour produire … des oeufs ;(

poussins-broyes-oeufs

Une association américaine de défense des droits des animaux dénonce dans une vidéo le traitement réservé aux poussins mâles dans la plus grande usine de poules pondeuses des Etats-Unis : les poussins mâles, incapables de pondre donc improductifs, sont hachés vivants au rythme de 150 000 par jourUn cauchemar industriel pour le vivant malheureusement généralisé en France.

Jetés, abandonnés, mutilés et broyés comme de simples pommes de terre, voici le sort qui est réservé aux poussins qui ont la malchance de naître en tant que mâle… Il ne s’agit pas ici d’un mauvais film d’horreur mais d’une réalité industrielle où des machines fonctionnent en permanence pour détruire 150 000 poussins par jour, plus de 21 millions par an…

C’est dans la plus grande usine mondiale de poules pondeuses, l’usine de Hy-Line International à Spencer dans l’Iowa que l’association Mercy For Animals a révélé ce carnage. Grâce à une caméra cachée, l’association a mené l’enquête et filmé un aperçu de la réalité industrielle des écloseries modernes.

Comme les poussins mâles ne pourront jamais pondre et que leur croissance est trop lente pour en tirer de la viande, ils naissent et meurent le même jour, hachés vivants dans une machine.

Dans un premier temps, les poussins sont triés par des ouvriers en fonction de leur sexe, manipulés et jetés comme des objets. Puis, ballottés par un convoyeur, ils sont précipités dans un broyeur à haute pression pour finir en chair sanguinolente…

Le sort réservé aux femelles n’est guère plus enviable. Pour elles, c’est le début d’une vie de cruauté et de confinement. Pour commencer, la tête des poussins est maintenue fermement par une machine qui découpe au laser le bout de leur bec, bien sensible. L’ébecquage est une pratique courante qui vise à prévenir les coups de bec que ces futures poules pourraient se donner dans une atmosphère confinée et restreinte où rien ne peut être picoré, où aucun contact avec le sol n’existe…

Enfin, par boîtes de 100, les poussins sont transportés par camion et expédiés dans tout le pays vers différents exploitants.

Selon l’association américaine, ces pratiques ne sont pas isolées et même tout à fait courantes dans l’industrie des poules pondeuses, loin des images rassurantes que les consommateurs voient sur les boîtes d’oeufs qu’ils achètent. C’est pourquoi, Mercy For Animals réclame que les 50 plus importantes chaînes de supermarchés du pays impriment sur les boîtes d’oeufs un avis prévenant « que les poussins mâles sont hachés vivants par l’industrie de la production d’oeufs ». Elle invite aussi les consommateurs « à mettre leurs principes moraux sur la table en choisissant la compassion plutôt que la cruauté et en adoptant un régime végétalien, respectueux des animaux ».

En France aussi, des milliers de  poussins sont massacrés et broyés quotidiennement

En Europe, ces pratiques, délirantes et inconcevables pour tout esprit sain, sont légales selon l’Annexe G de la Directive 93/119/CE du conseil du 22 décembre 1993 sur la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort :

I. Procédés autorisés de mise à mort des poussins
  1. Utilisation d'un dispositif mécanique entraînant une mort rapide.
  2. Exposition au dioxyde de carbone.

Par conséquent, « l’élimination des nouveaux nés est pratiquée dans de nombreuses filières sur des petits inutiles ou en surnombre » souligne l’association de protection des animaux d’élevage L214.

La production des oeufs

La plupart des producteurs d’œufs utilisant des souches spécifiques optimisées pour la ponte, les poussins mâles de ces espèces ne sont pas adaptés pour la production de viande et sont donc abattus juste après leur éclosion. Plus de 40 millions de poussins sont ainsi éliminés chaque année en France, soit plus de 100 000 par jour.

Rappelons que « la France est le premier producteur d’œufs en Europe avec 12,5 milliards d’oeufs produits en 2012 par 48 millions de poules (dont 33,6 millions élevées en batterie), par an, selon la note de conjoncture 2013 de l’Institut Technique de l’Aviculture.

L’exemple d’un couvoir en Bretagne

Une vidéo de L214 montre les agissements routiniers d’une entreprise bretonne d’accouvage qui fait quotidiennement éclore des milliers de poussins à destination d’élevages de poules pondeuses ou de poulets de chair. À la naissance, les poussins sont triés et « sexés ». Les femelles de type « pondeuse » sont conservées tandis que les poussins mâles de la même souche sont écartés et traités en déchets. Les poussins faibles ou malformés subissent le même sort.

 

La plupart des poussins indésirables sont jetés vivants, par caisses entières, dans une broyeuse. D’autres caisses de poussins encore en vie sont directement jetées dans la benne à ordures – où se déversent les poussins déchiquetés par la broyeuse. Des milliers d’autres poussins sont étouffés dans des sacs-poubelle : la vidéo montre un employé remplir, refermer et écraser un sac de poussins vivants, puis l’abandonner – tandis que le sac continue de remuer.

Le sort des oeufs dans la production de foie gras

Dans la filière « foie gras », en France, les femelles ont un foie trop nervuré jugé inapte à être valorisé en tant que foie gras, un met jugé délicat mais qui cache des pratiques honteuses. Ainsi, plus de 40 millions de canetons femelles sont également éliminés chaque année en France.

Au total, 80 millions de poussins sont détruits chaque année en France, soit près de 220 000 chaque jour, comme de simples déchets.

La filière bio des oeufs est-elle épargnée ?

Il est tout à fait possible de connaître le mode de production des oeufs que nous achetons, en se référant au chiffre qui est imprimé sur leurs coquilles. Les oeufs de poules élevées en batterie sont marqués du code 3 sur la coquille, à éviter donc. Il faut plutôt privilégier les oeufs issus de poules élevées en plein air (plein air, label rouge) dont le code est 1 ou 0 (pour le bio) sur l’oeuf.

Malheureusement, quelle que soit l’origine des oeufs, le sort des poussins est le même. Un vrai casse-tête…

 

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