Nous voici donc propulsés à des sommets inédits …d’insincérité et de cynisme ;)

« à force de sacrifier l’essentiel pour l’urgence

on finit par oublier l’urgence de l’essentiel »

Edgar Morin

 

L’enjeu environnemental est désormais au cœur d’une rupture du pacte démocratique

 Le congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a rassemblé des agences gouvernementales, des ONG et des Etats. La probabilité que les engagements pris par ces derniers soient tenus est minime, pronostique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

Lire aussi« L’humanité a atteint un point de bascule », alerte le congrès mondial de la nature.

Nous voici donc propulsés à des sommets inédits d’insincérité et de cynisme. A l’issue du congrès, les membres de l’UICN – parmi lesquels Etats, agences gouvernementales et ONG – avaient toutes les peines du monde à trouver des mots assez forts pour décrire la gravité de la situation.

L’humanité a atteint un point de bascule, peut-on lire dans la déclaration finale, endossée par les membres de l’organisation.Des activités humaines insoutenables pour la planète continuent d’aggraver la situation, menaçant non seulement notre propre survie, mais aussi la possibilité même d’une vie sur Terre. »

Si même la possibilité de la vie sur Terre est en jeu, alors on peut difficilement imaginer sujet plus critique.

Le temps est venu, a résumé Bruno Oberle, le directeur général de l’UICN, d’un changement fondamental .

Certes, répond en substance la France, pays hôte du congrès, mais nous souhaitons malgré tout pouvoir continuer à enfreindre la loi pour permettre à une fraction de pourcent de nos concitoyens de s’adonner au plaisir de tuer des dizaines de milliers d’oiseaux en déclin. Parmi les espèces ciblées par les projets d’arrêtés, certaines ont vu leurs populations se contracter de moitié, en Europe, au cours des trente à quarante dernières années.

Le contraste entre le fracas des mots utilisés pour décrire le problème et l’absence forcenée du plus petit début de réponse politique à ce problème incarne bien plus que ce que la novlangue politicienne qualifie généralement de « mesure pragmatique ».

Ce contraste illustre plutôt le fait que l’enjeu environnemental est désormais au cœur d’une rupture du pacte démocratique.

En quelques années, la parole de nos dirigeants sur la préservation de l’environnement a perdu tout crédit. Cela abîme le lien de confiance entre les élus et les citoyens, et nourrit l’abstentionnisme, le complotisme, la défiance – toutes choses dont les dernières échéances électorales et la crise liée au Covid-19 ont révélé la prévalence et l’étendue.

Les nouveaux projets d’arrêtés en faveur de la chasse aux oiseaux proposent de perpétuer des techniques de chasse non conformes au droit européen, et ont été jugées illégales, le 6 août, par le Conseil d’Etat.
Quelques jours seulement après le congrès à Marseille de l’UICN, et le discours vide de Emmanuel Macron, ces projets du ministère de Barbara Pompili constituent un scandale qu’il faut dénoncer.

La crédibilité de ce gouvernement est à 0.
Leur motivation est seulement électoraliste;

Il faut se mobiliser et répondre aux quatre consultations.
https://lnkd.in/eQ-Dy9at

Voir l’article de Stephane Foucart dans le Monde.
https://lnkd.in/ejvbYZNT

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